Les signes qui indiquent qu’on n’assure pas face aux recruteurs

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Certains candidats enchaînent sans succès les rendez-vous avec les recruteurs.

Preuve que leur CV est accrocheur mais qu’ils peuvent en revanche s’améliorer dans le difficile exercice de l’entretien d’embauche.

Alors, quels sont les signes qui indiquent clairement qu’on n’assure pas face aux recruteurs ?

Vous ignorez les règles de politesse

La première impression est importante et certains détails peuvent vite agacer le recruteur. Célia Pizzini, manager au sein du cabinet de recrutement Fed à Rennes, livre ces défauts d’attitudes les plus fréquemment observés : « les candidats qui jouent avec une carte de visite, qui croisent et décroisent les jambes, qui ont un chewing-gum, etc. » Il s’agit donc de soigner la forme en évitant aussi d’arriver en retard au rendez-vous, de mal se présenter, de négliger sa tenue et de s’avachir sur sa chaise. Les recruteurs font-ils remarquer à ces candidats que leur attitude est rédhibitoire ? « On le dira plus facilement à un junior, qui n’a pas l’habitude des entretiens et pour qui on sera plus tolérant. Mais c’est un minimum de ne pas arriver les mains dans les poches avec la barbe de trois jours et en baskets », répond Isabelle Bernard, directrice du développement RH chez SGS France.

“Si vous avez pris la peine de demander combien de temps devrait durer l’entretien et qu’il dure deux fois moins longtemps, c’est sans doute pour une raison de ce type.”

L’entretien ressemble à un interrogatoire

Attention également aux éléments de langage, qui doivent rester dans un registre professionnel. « Pas de “boîte” pour parler d’une entreprise par exemple, illustre Célia Pizzini. Pas de tutoiement non plus évidemment. » Bien que certains entretiens se passent dans une ambiance détendue, c’est un piège que de se mettre un peu trop à son aise au risque de manquer de professionnalisme. Pour Marion Gadot, directrice régionale adjointe chez Hays, « l’entretien d’embauche doit être considéré comme un échange entre deux adultes qui se font mutuellement confiance, pas comme un interrogatoire ni comme un monologue interminable. » Vous avez des doutes ? Renseignez-vous directement : « Si un candidat me demande un avis en fin d’entretien, je n’hésiterai pas à lui signaler le problème », explique Célia Pizzini

Le recruteur se perd dans votre parcours

Attention aussi à bien se préparer et notamment à avoir son CV en tête, quitte à prendre un exemplaire avec soi pendant l’entretien si besoin. Pour Célia Pizzini, « le plus important est d’être clair dans les dates, dans les compétences ainsi que dans les informations qu’on est allé chercher sur Internet concernant l’entreprise que l’on convoite ». Si par exemple le recruteur ne cesse de vous reprendre car il a tendance à s’emmêler dans les dates de votre parcours, c’est certainement qu’il vous faut travailler la clarté de votre discours. Si, au contraire, c’est vous qui vous emmêlez, ce n’est pas bon signe non plus !

L’entretien est écourté

La charge émotionnelle d’un entretien d’embauche est parfois forte mais il faut éviter de perdre ses moyens. « Restez au maximum dans une approche factuelle, recommande Isabelle Bernard. Soyez concentrés sur vos compétences et vos expériences passées. » En évitant que ces expériences, même si elles n’ont pas toujours été concluantes, soient trainées comme un boulet. Ainsi, Célia Pizzini a déjà eu des cas de candidats qui « ont tendance à dénigrer leurs anciens employeurs, donnant l’impression de leur casser du sucre sur le dos. » Résultat ? « J’ai arrêté l’entretien prématurément, nous ne sommes pas des psychologues. » Même punition pour ceux qui s’épanchent trop sur leurs problèmes personnels pour expliquer une période d’inactivité par exemple. Si vous avez pris la peine de demander combien de temps devrait durer l’entretien et qu’il dure deux fois moins longtemps, c’est sans doute pour une raison de ce type.

Vous coupez l’herbe sous le pied du recruteur

Mettre l’accent en début d’entretien sur les détails matériels du poste fait aussi très mauvais effet : la rémunération, les avantages, les congés, les horaires, etc. Selon Isabelle Bernard, les maladresses de ce type s’observent surtout chez les jeunes diplômés : « Ils ont par exemple souvent en tête un barème de rémunération surélevé par rapport aux grilles salariales en vigueur et vont se montrer inflexibles, au risque de manquer le poste. » Célia Pizzini constate que « ce sont des questions qui seront le plus souvent abordées à l’initiative du recruteur. » S’il vous rappelle à l’ordre en vous disant que vous pourrez en parler plus tard, c’est que vous avez abordé la question de manière prématurée. Ne réitérez pas à votre prochaine tentative !

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